Conseil municipal du 30 juin 2022: Les droites seynoises se suivent et se ressemblent.

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La majorité municipale hétéroclite, coalisant extrême-droite, droite républicaine et macronistes, n’en finit pas de livrer un spectacle pitoyable de graves déchirures internes ayant atteint, moins de deux ans après son élection, un point de non-retour.

Il ne suffit pas de s’allier pour vaincre. Il faut vaincre pour gérer. Et La Seyne en a besoin.

Lors d’une interminable session du conseil municipal où l’invective haineuse a supplanté le débat de fond, seul notre groupe du conseil municipal des gauches et de l’écologie a contesté un compte administratif du budget 2021 attestant d’une gestion dangereuse pour l’avenir proche et s’est inquiété d’un risque de budget 2022 insincère. Initialement déterminés à laisser les protagonistes des droites et de l’extrême-droite régler leurs comptes en nous abstenant, nous, élus « La Seyne verte et ouverte », avons jugé nécessaire, devant l’ampleur des dissensions et la gravité des enjeux, de contribuer à sauvegarder pour les Seynois ce qui pourrait encore l’être.

Sur la mise au ban du premier adjoint, nous avons délibérément opté pour un partage de nos voix entre l’abstention et le vote en faveur d’un maintien des équilibres, même précaires, afin de garantir aux Seynoises et aux Seynois une vie la plus apaisée possible, dans l’attente d’un projet partagé qui n’obère pas l’évolution de notre territoire et leur permette de se retrouver sur nos valeurs historiques d’harmonie, de partage et de bien-vivre.

Les propos indignes de la maire, eussent-ils été proférés en réponse à d’autres apostrophes cinglantes de ses colistiers, ont révélé son incapacité à faire preuve d’un minimum de sagesse pour se préoccuper des Seynoises et des Seynois.

Relevant que, sur le fond, son premier adjoint avait enfin rejoint nos positions de raison quant à la gestion du dossier de « Bois Sacré », nous avons choisi, en concertation, d’opter pour que certains d’entre nous émettent un « vote technique » évitant la destitution de l’unique rempart restant, fût-il fissuré, contre le sérieux risque financier que le choix de la maire sur « Bois Sacré » fait courir à la Ville d’être placée sous la tutelle de l’État

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