Conseil municipal du Lundi 27 Septembre 2021

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Façades en centre-ville, beaucoup de bruit pour rien

 

Lors du dernier conseil municipal nous avons eu à statuer sur une délibération (n°7) intitulée « campagne obligatoire de ravalement de façade ».

 

Si l’on peut saluer la volonté d’embellir le centre-ville, déjà présente et organisée depuis les mandats précédents, il est surprenant d’y voir accolé le terme d’obligation. Après une lecture attentive du règlement, aucun caractère obligatoire ni aucune mesure coercitive ne figurent dans les documents officiels. Et pour cause ces leviers ne sont pas prévus par la loi.

 

J’ai donc questionné Mme le Maire et les élus responsables du projet : « Sur le caractère obligatoire le règlement prévoit une démarche des propriétaires, mais la ville n’est pas proactive. Le dispositif exclut d’emblée les bâtiments frappés d’arrêtés de péril et/ou d’insalubrité, donc elle exclut le cœur de la problématique à traiter. »

 « Un propriétaire volontaire devrait avancer les frais du ravalement de façade pour se voir verser la subvention ville/métropole 2 mois après l’achèvement des travaux. Quand on sait que le principal frein aux travaux de rénovation est l’absence de moyens, donc de trésorerie, on se demande bien comment les volontaires vont s’y prendre. 

Donc quid des propriétaires n’ayant pas les moyens de faire l’avance ? Quid des propriétaires détenteurs de bien insalubres et/ou en péril ? »

 

Pas de réponse de la part de Mme le Maire hormis que l’obligation est symbolique ! On croit rêver. Et plutôt que de reprendre sa copie, la majorité en rajoute à grand renfort d’article dans Var Matin, entretenant ainsi une fausse nouvelle. Non, les ravalements de façade en centre-ville, bien que subventionnés, ne sont pas obligatoires. Mais l’essentiel, peut-être, est de faire du bruit et de donner des coups de menton, bref de faire de la com’. Cela fera peut-être illusion un temps, mais le centre-ville ne risque pas d’être transfiguré d’ici demain.

 

Centre-ville (toujours), les habitants peuvent oublier la crèche pour leurs tous petits.

 

Là, point de communication dans la presse. Et pourtant c’est une bien triste nouvelle qui est confirmée suite à la délibération 24 évoquant un projet de médiathèque sur l’emplacement de l’ancienne crèche Josette Vincent. On apprend donc au passage que « Dans le cadre de ce programme, après examen des projets de constructions sur le site de l’îlot Calmette et Guérin, la Municipalité a opté pour la réhabilitation de l’ancien bâtiment accueillant la crèche, en le réinvestissant par une médiathèque, qui manque cruellement sur le centre-ville. »

 

Pour rappel la crèche Josette Vincent a été temporairement relocalisée le temps des travaux d’aménagement de l’ilot Calmette et Guérin dans l’ancienne école maternelle Romain Rolland sise av. Henri Guillaume, (à 28 min de bus du site d’origine !). Les parents des tous petits en centre-ville apprécieront surement ces trajets quotidiens pour leurs enfants et eux-mêmes. C’est sûr un tel choix ne peut contribuer à la dynamisation du cœur de ville et vient heurter d'incohérence le projet de piétonnisation du centre-ville : la piétonisation impose la présence de nombreux services du quotidien , la crèche des enfants en est un et ce n'est pas le moindre!

 

J’ai donc proposé au nom de notre groupe que le projet soit revu en envisageant de localiser les deux équipements sur le même site. Lier l’enfance et la culture, ça aurait du sens tout de même !

Réponse de Mme le Maire, façon circulez-y-a-rien-à-voir. C’est le choix de la médiathèque qui prévaut et le centre-ville perd sa crèche. Dans le quartier sur lequel nous voulons concentrer nos efforts, Mme le Maire ne permet plus l’accès aux Services Publics fondamentaux pour les familles. Une décision à rebours des enjeux de notre cité.

 

Place des Services Publics, des promesses non tenues.

 

La coalition, toujours prompte à mettre en avant ses promesses pendant la campagne électorale a bien du mal à tenir aussi celles faites en conseil municipal. Lors de notre précédente réunion cet été, nous avions porté contestation de la décision de supprimer la place des Services Publics. Suite à mon intervention au nom de notre groupe, promesse avait été faite par Mme le Maire (elle figure au compte rendu du conseil municipal) de réfléchir à relocaliser ce lieu fortement symbolique pour les Seynois.

 

C’est pourquoi trois mois plus tard j’ai demandé où en étaient ces réflexions, bref où va être relocalisée la place des Services Publics.

Réponse de l’intéressée en mode mépris « nous vous tiendrons informés de nos réflexions, rien n’est décidé ». Bref circulez-y-a-rien-à-voir encore et toujours. Les Seynois (attachés à l’histoire de leur ville en particulier et aux Services Publics en général) apprécieront.

 

 

Service Public de la Santé à La Seyne, les Seynois sont bien seuls…

Autre interrogation formulée à nos élus majoritaires au sujet de la fermeture des soins palliatifs à La Seyne. Nous avons appris au début de l’été que le service de soins palliatifs, malheureusement bien utile pour accompagner les familles seynoises dans de durs moment de vie a été fermé faute de recrutement de médecin. Il devrait rouvrir au mois de septembre mais force est de constater que ce n’est pas le cas.

Puisqu’elle siège au conseil de surveillance de l’hôpital j’ai demandé à Mme le Maire de quelles informations dispose-t-elle à ce sujet. Réponse de l’intéressée qui ne semble pas déjà s’y être beaucoup intéressée par la voix de son adjointe à la santé : « nous allons poser la question au prochain conseil de surveillance. »

On a vu plus motivé pour porter les enjeux de santé des Seynois. 

 Sur le même sujet nous vous invitons à lire le blog de Marc VuIllemot au sujet du projet de centre médical sur le site des Esplageolles. C'est savoureux et quand vous y êtes profitez en pour lire le post concernant la décision du conseil d'Etat sur le  port de plaisance.

Accès aux soins : un enjeu pour le monde rural et... nos quartiers urbains en déshérence - Marc Vuillemot, le blog

Port de plaisance : le Conseil d'État a donné raison à la commune - Marc Vuillemot, le blog

Cela fait plus d’un an que cette majorité est aux responsabilités et nous avons droit à beaucoup de communication et bien peu d’action. J’en veux pour preuve que notre groupe minoritaire vote les ¾ des délibérations proposées, en situation de responsabilité quand elles sont utiles aux Seynois, mais aussi il faut le dire parce que de nombreuses délibérations ne sont que des prolongations d’actions utiles engagées par la précédente majorité.

Alors on pourra toujours dire que certaines promesses de campagne ont été traduites en actes. En effet le terrain de Coste Chaude a été racheté par la commune, en effet Bois Sacré a été préempté. Mais à quel prix ? Le budget de la commune n’est pas extensible et ces dépenses vont sérieusement grever notre budget si patiemment assaini durant les deux mandats précédents. La préemption de Bois Sacré a fait l’objet d’un recours contentieux défavorable à la commune (comme l’indique discrètement la décision du maire N°21_135). Et là bien évidemment pas de grand coup de com’, il a fallu insister pour avoir des réponses.

Nous vous engageons à venir assister aux conseils municipaux (qui deviennent de plus en plus rares puisque la majorité le convoque dorénavant à minima, soit une fois par trimestre !) pour connaître les réalités des décisions qui engagent notre ville.

Et vous pouvez compter sur nous pour continuer à porter haut les combats utiles aux Seynois.e.s.

Pour le groupe "Energie positive pour une ville verte et ouverte",

Olivier ANDRAU

Conseiller Municipal

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